jeudi 8 décembre 2022

Diabète Type 1

L'Association « Les Ilots de Langerhans »
a mis en place un magazine « Le Club des DID-1 » 
dédié aux enfants atteints par cette maladie qu’est le Diabète Type-1.

Petite illustration humoristique sur le diabète type 1 pour le calendrier 2023. 
À la couleur Pierre Schelle qui est venu enrichir mon travail.

D'autres auteurs ont collaboré, comme Michel Rodrigue, Serge Ernst,
Jean-Michel Delambre, Bruno Ghys, Régis Grébent...

La version 1 est pour le calendrier. 
La version 2 était ma proposition de texte de départ,
mais pour mieux coller à la demande, je me suis adapté
aux envies du commanditaire.

Version 1



Version 2
Couleurs Pierre Schelle

 

lundi 5 décembre 2022

France Net Infos chronique Premier Miracle T.2

Le premier miracle, le second tome

celine.durindel 24/11/2022

Le diptyque Le premier miracle, se termine avec ce second tome, paru aux éditions Glénat, fin octobre 2022. Une bande dessinée de Didier Convard et Olivier Brazao, adaptée du roman de Gilles Legardinier, qui vient clôturer cette enquête fascinante, qui entremêle fiction et faits historiques. Benjamin, l’étudiant, et
Karen, l’agent des services secrets, sont de retour d’Egypte.
Karen s’inquiète car Benjamin fait des cauchemars, avec de
la fièvre, ainsi qu’une momie qui lui parle. Pourtant Benjamin
affirme qu’il n’est pas fou... La jeune femme pense que
l’expérience du terrain ne l’a pas réussi, et tout cela a été un choc. Elle le félicite également pour sa tenue vestimentaire, elle constate qu’il a suivi ses conseils. 
 

Elle est contente de ne plus se promener auprès d’un étudiant attardé Ils retrouvent Fanny qui se félicite du dossier intéressant qui a été envoyé par le professeur Folker. Leur visite à la British Library apiqué la curiosité du professeur et l’a poussé à examiner de plus près les Splendor Solis. En projetant une lumière de biais sur les enluminures, selon un angle particulier, certaines parties brillent différemment et se révèlent...
Les investigations de Benjamin et Karen se poursuivent, et les ramènent sur les pas du professeur Wheelan, défunt mentor de Benjamin. Ils aimeraient en savoir plus et vont être bien surpris de ce que tout cela cache. Les rebondissements sont nombreux, dans cette bande dessinée bien construite qui présente un polar captivant.
L’aventure ésotérique se conclut dévoilant ces mystères autour des dieux, des tombeaux, de l’Egypte ancienne, et d’autres vieilles civilisations, ainsi la seconde guerre mondiale. Le suspense et l’action offrent également une belle dynamique au récit haletant. Le dessin est plaisant, plutôt moderne et classique. Le trait est élégant et précis, le découpage efficace et énergique.
 

Le premier miracle se conclut avec ce second tome, adaptation du roman de Gilles Legardinier, paru aux éditions Glénat. Une aventure ésotérique, une enquête fascinante, qui plonge dans les arcanes de l’histoire, mêlant habilement fiction et faits historiques.

lundi 28 novembre 2022

Planète BD Chronique Premier Miracle T2

Le Premier miracle T2

Le deuxième volume adapté du roman de Legardinier. La réécriture d'un des pans les plus sombres de notre histoire durant le Reich allemand, sur une trame scénaristique parfois prévisible.

Par Frédéric de Biolley 29 octobre 2022 L'histoire :

Ben Hornwood se remet difficilement des investigations qu'il a menées sur la disparition des quatre petites pyramides qui servent de reliques dans un écosystème qui, une fois le quatuor assemblé, permet de projeter en elle la lumière et la chaleur du soleil afin d'en extirper une force. Le système, d'une puissance insoupçonnable, attise bien évidemment de nombreuses convoitises. Avec sa partenaire Karen Holt, membre des services secrets britanniques, Ben Hornwood suit les traces du Professeur Wheelan, qui lui a enseigné l'histoire des sciences occultes et qui se penchait justement sur l'utilisation de ces objets qui défient toutes les forces de la nature. Cette enquête va les mener là où les recherches du Professeur se sont arrêtées. Les deux enquêteurs vont se rapprocher du but et comprendre que ces disparitions ont d'étranges ramifications avec le IIIe Reich. Ces découvertes vont leur permettre de donner une autre lecture de la fin du régime nazi de la deuxième guerre mondiale. Grâce à une relation qui va rapidement dépasser le simple cadre professionnel, les deux protagonistes vont unir leurs forces pour s'extirper d'un tourbillon ésotérique dans lequel ils se sont empêtrés bien malgré eux.

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Si le premier tome avait soulevé bien des questions sans y apporter toutes les réponses adéquates, ce second volet vient clore le récit avec de nombreux rebondissements qui lèvent un coin du voile sur le mystère qui entoure Le premier miracle. Le scénario est beaucoup plus rythmé et la cadence imprimée par le déroulement des faits entraîne le lecteur dans une histoire plus haletante et bien mieux menée que dans le premier tome. Nous ne pouvons pas nous empêcher de penser que l'histoire aurait pu tenir en un seul volume. On sent parfois l'obligation des auteurs à vouloir trop coller à certains détails du roman de Gilles Legardinier, même si ceux-ci n'apportent pas de réelles plus-values à l'adaptation graphique qui en est faite. Les colorisations du dessin d'Olivier Brazao sont somptueuses et très vives à la lueur du jour et particulièrement sombres lorsque les protagonistes s'enfoncent dans la grotte. Au final, l'ouvrage est plaisant à lire, même si son déroulement narratif est parfois cousu de fil blanc. Certains rebondissements restent tout de même imprévisibles et permettent un moment de lecture agréable à défaut d'être inoubliable.


jeudi 24 novembre 2022

Le Touquet en BD sur BFM NATIONAL !

Le succès  de la BD "Escapade au TOUQUET-Paris-Plage" ne se dément pas !

En direct de BFM NATIONAL, la promo continue ! 

(21 ou 22/11/22)





lundi 21 novembre 2022

Sanctuaire chronique "Le Premier MiracleT.2"

 Critique de Le premier miracle #2

 par damss le sam. 29 oct. 2022

Critique de Le premier miracle #2

Le premier miracle aura-t-il lieu une nouvelle fois ?

Ce second tome vient conclure le diptyque. On retrouve avec plaisir notre duo improbable qui enquête autour de cette mystérieuse égyptienne, la bible des alchimistes et cette arme terrifiante qui pourrait bien reprendre vie entre de mauvaises mains.

Après avoir parcouru l’Egypte, c’est en Ecosse que se terminera l’enquête avec son lot de réponses et quelques révélations surprenantes qui viendront mélanger gentiment Histoire et fiction. Quelques rebondissements surprenants permettront de donner du rythme et la fin du diptyque s’avèrera à la hauteur du premier album. On finit avec une histoire prenante, une enquête, aux multiples rebondissements, bien documentée qui permet de mêler intelligemment réalité et fiction pour offrir une conclusion qui reste sage mais bien écrite. Un seul regret, celui que l’auteur ait souhaité absolument à créer une relation amoureuse entre Benjamin et son garde du corps, ce qui apparaît totalement artificiel sur un diptyque je trouve.

Rien à redire sinon, ce second tome confirme la qualité de ce diptyque en apportant en plus une partie historique reliant les artefacts indirectement à Hitler. La conclusion est facile, mais ne gâche en rien l’histoire. J’ai voyagé avec beaucoup de plaisir aux côtés de Benjamin et j’ai partagé un bon moment dans sa recherche d’artefacts et d’arme solaire.

En bref

Rien à redire sinon, ce second tome confirme la qualité de ce diptyque en apportant en plus une partie historique reliant les artefacts indirectement à Hitler. La conclusion est facile, mais ne gâche en rien l’histoire. J’ai voyagé avec beaucoup de plaisir aux côtés de Benjamin et j’ai partagé un bon moment dans sa recherche d’artefacts et d’arme solaire.

Positif
Une conclusion à la hauteur du diptyque

Negatif
Une relation amoureuse artificielle et inutile


lundi 14 novembre 2022

Scenario.com Chronique Premier Miracle T.2


Le premier miracle #2 Tome 2

Par Legoffe 01/11/2022

Depuis son retour d’Egypte, Benjamin Horwood est très perturbé. Il fait des rêves très réalistes où il est propulsé au temps des Pharaons. Un message semble se dessiner. Il comprend que leur quête serait liée à un pouvoir fantastique, celui de l’énergie de la lumière.

Cela expliquerait que certains artefacts découverts soient radioactifs. Derrière le Premier Miracle se cacherait la plus puissante arme humaine qui soit. Dès lors, rien d’étonnant à ce que certains tentent de s’emparer du secret...

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Notre avis sur l'album Tome 2

Ce second tome du Premier Miracle clôt l’adaptation en BD du roman éponyme signé Gilles Legardinier. Une mission confiée par Glénat à l’un des plus brillants scénaristes du 9e Art, Didier Convard, et au très bon dessinateur Olivier Brazao.

Après l’Egypte, Benjamin, le scientifique, et la séduisante Karen, du MI6 partent pour l’Ecosse afin de comprendre ce que le professeur Wheelan pouvait bien chercher là-bas avant de disparaître. Je puis vous dire qu’ils ne vont pas être déçus de leurs découvertes !

Les auteurs revisitent l’Histoire sur fond d’ésotérisme. L’approche est originale et truffée de bonnes idées. Le récit ne manque pas non plus de surprises au fil de ces 60 pages. Certains éléments du scénario sont toutefois peu crédibles (je ne parle pas, évidemment, des parties « fantastiques » qui, par essence, sont irréalistes), notamment la présence de « personnalités » sur une île isolée des Shetland. Je ne puis toutefois vous en dire plus pour ne pas dévoiler un élément important de l’intrigue.

Je reprocherai aussi certains côtés un brin bavard du récit. Pour autant, l’ensemble s’avère assez récréatif, mais également dépaysant. Il est, par ailleurs, servi par les planches attrayantes et très travaillées de Brazao, qui bénéficient de belles couleurs grâce à Elvire de Cock. De quoi passer un bon moment, donc, à défaut de révolutionner le genre.


lundi 7 novembre 2022

Le Paratonnerre Chronique Premier Miracle T.1 & T.2

Le paratonnerre a complété son interview à la suite de la sortie du T.2, 
à lire dans la la foulée de la précédente.

Olivier Brazao : L’aventure « Premier miracle »

Brieuc Cudennec

En 2016, l’écrivain Gilles Legardinier publie Le Premier miracle " . Véritable récit de suspense et d’aventures, le roman a une nouvelle fois prit vie avec son adaptation en bande dessinée (Tome 1) fin 2021 (et avec le tome 2 fin 2022). Didier Convard en est le scénariste et Olivier Brazao en est le dessinateur. Transposer l’écriture en images est une véritable réflexion. Que doit-on conserver Que doit-on apporter Olivier Brazao répond à nos questions.



Comme pour la série Sheewõwkees, vous êtes associé à une bande dessinée qui mêle fantastique et mythes. Sont-ce des univers qu’il vous plaît d’explorer ?

C’est un concours de circonstance... Ceci dit j’aime bien... Je suis plus à l’aise dans le contemporain, enfin c’est ce qui me plait le plus à l’heure actuelle, donc mêler du fantastique, du mythique... dans notre époque me plait bien. Ce qui est assez marrant, c’est que pour les Sheewõwkees j’ai travaillé avec Thomas Mosdi qui a été le collaborateur et disciple de Didier Convard. On boucle la boucle si on peut dire.


Mettre en images le roman de Gilles Legardinier a-t-il été complexe ?

Lorsque j’ai lu le roman, je me suis fait mes propres images, personnages, lieux... Du coup j’ai eu moins d’appréhension lorsque je me suis attelé aux planches. Je savais que j’allais devoir inventer des lieux que l’on ne peut pas visiter, dont il n’existe pas de photos, dessins, gravures..., comme le kofun au Japon ou bien encore le tombeau en Egypte. Ça fait partie des choses agréables et compliquées à faire, car il faut certes inventer mais que cela soit crédible et réaliste. C’est un chouette défi que de jongler entre création et des lieux existants... Ce jeu d’équilibre me plait bien.



Vous a-t-il conseillé ?

Gilles a été disponible pour me décrire certains lieux qu’il avait pu visiter lors de ses recherches au moment de l’écriture du roman, comme le laboratoire au sein de la British Library de Londres qui n’est pas ouvert au public. Bien qu’allant régulièrement en Angleterre et à Londres je connais pourtant bien les lieux mais pas cette partie de l’édifice. C’était la période du premier confinement, du coup Gilles me l’a décrit au téléphone. À partir de là, j’ai fait une reconstitution tout en gardant des libertés.

Sinon pour le reste de l’album Gilles ne m’a pas imposé quoi que ce soit, nous avons juste décidé avec Didier de respecter la vision qu’il avait de son héroïne, car je ne la voyais pas du tout comme lui. C’est la seule « contrainte » que j’ai pu avoir.


Didier Convard, le scénariste, est lui-même dessinateur et maître du genre. Comment avez-vous travaillé ensemble ?

Didier, c’est approprié le roman et a fait un travail remarquable d’adaptation. Il a su en garder l’esprit, l’ambiance, l’humour
tout en arrivant à faire tenir l’histoire 
dans un diptyque. J’ai été épaté... Sinon pour en revenir à notre mode de travail ,Didier a écrit le premier tome et j’ai pu lui faire quelques remarques, mais rien de bien majeur. Il m’a donné carte blanche pour pour la mise en scène, j’ai pu ajouter des cases ou en compiler... Il est vraiment à l’écoute de son dessinateur. J’avoue qu’au départ, je ne savais pas à quel sauce j’allais être mangé entre Gilles Legardinier l’auteur du best-seller du « Premier Miracle » et Didier Convard l’adaptateur et scénariste de renom. Ils ont été supers et dispos tout les deux lorsque j’avais besoin de doc, visuels, explications... C’est vraiment très agréable comme collaboration.



La bande dessinée passe de la pleine nature à l’univers des grandes villes jusqu’aux temples aztèques et égyptiens. Est-ce ce fut une difficulté de passer de l’un à l’autre ou au contraire un jeu ?

Passer d’un univers urbain à de la végétation, s’apparente plus à un voyage, une enquête car il faut que je sache à quoi ressemble, tel lieu, telle chose... Du coup j’enquêtais aussi comme les héros et pas que sur le mystère du Premier Miracle.

C’est un plaisir de passer d’un lieu à un autre, c’est aussi ce qui m’a plu dans le roman, les personnages avancent, ils ne s’attardent pas 15 ans dans un endroit. Il est vrai que du coup, on passe pas mal de temps à se documenter... Mais c’est très plaisant de faire des voyages immobiles, bien que je ne serais pas contre le fait de visiter les lieux que je ne connais pas. Faudrait que l’on demande avec Didier si Glénat serait d’accord pour nous organiser le périple !


La tentation était grande de concevoir l’album comme une sorte d’Indiana Jones. Vous avez choisi de rendre l’univers très contemporain. Est-ce difficile d’être original dans le genre fantastique et historique ?

Je me suis laissé porter par le roman et le scénario, je ne me suis pas obligé à... La mise en scène peut se permettre une certaine originalité, mais il faut garder à l’esprit que l’on raconte quelque chose qui doit être crédible. Je ne peux pas me permettre d’être trop original non plus, ce n’est pas le propos et je ne pense pas que cette aventure le permette vraiment. L’univers est très contemporain de toute façon, mais il y a quand même quelques flash-back, dont un où je me suis fait plaisir en faisant un clin d’œil à Indiana Jones, enfin plus précisément à Sylvanus Morley qui à inspiré Georges Lucas et Steven Spielberg lors de la création de leur personnage. On peut le retrouver case 8 planche 34 du tome 1..


Avez-vous pu vous déplacer afin de dessiner des lieux comme l’Université d’Oxford ou l’Hôtel de Cluny ?

Il y a effectivement certains lieux que je connais. La réalisation du premier tome a eu lieu pendant l’année 2020 du covid, il m’a été très compliqué de me déplacer, heureusement que j’avais déjà fait des photos lors de mes voyages précédents. J’ai aussi sollicité des amis qui bougent pas mal ou habitent sur place et qui m’ont fourni aussi de la documentation.



Benjamin Horwood et Karen Holt forment le duo du « Premier miracle ». Quelle fut votre principale inspiration pour les dessiner ?

Pour leur création comme je l’ai dit précédemment pour Karen, je n’avais pas la même vision que Gilles. Je la voyais brune, les cheveux plus courts, les yeux verts... Ça y est j’en entend qui disent que je voulais m’inspirer de mon épouse Béatrice, et bien non. J‘avais en tête un présentatrice TV qui se nomme Églantine
Émeyer. Comme vous pouvez le voir, nous n’avions aucun point commun dans notre vision avec Gilles. Après nous sommes
parti sur son idée, il avait en tête Rebecca Ferguson une actrice suédoise que je me suis approprié.
Pour Ben, il fallait un personnage estudiantin, un peu lunaire, beau mais pas trop, gauche... J’ai pensé à Topher Grace lors de la lecture du roman, donc je m’en suis inspiré pour le créer.


La scène du temple égyptien fait place à un certain envoûtement. Comment l’avez-vous conçu ?

Le lieu n’existant pas, c’était assez facile de le créer, d’autant que je l’avais bien visualisé lors de la lecture du roman. J’ai voulu me détacher de ce qui avait déjà pu être fait de part et d’autre par des historiens, dessinateurs... Je me suis laissé porter par mon imagination et par les besoins narratifs aussi, tout en gardant à l’esprit qu’il fallait que cela soit crédible. « Crédible » est mon mot pour ce diptyque, par là j’entends que l’on y croit, après la justesse historique c’est autre chose. Nous faisons de la fiction... Il y a du fantastique, de l’ésotérisme, donc on peut se permettre des choses...




Avez-vous abordé le tome 2 d’une façon différente du tome 1 ou au contraire il fallait une continuité ?

Non, pas de différence, l’histoire s’inscrit dans la continuité, vu que c’est un roman à la base. Je n’ai pas fait de coupure entre les deux tomes. L’envie d’avancer était toujours bien présente et il fallait aussi tenir les délais que nous nous étions fixés. J’avais envie de poursuivre l’aventure avec nos héros que sont Karen et Ben. J’ai passé de très bons moments en leur compagnie.


Le jaune très clair de l’Egypte ou bien le bleu foncé de l’Ecosse – les codes couleur sont choisis pour mieux accompagner le récit ?

Bien sûr, C’est à ça que sert la couleur. Il faut qu’elle serve la narration, qu’elle apporte un plus et c’est ce qu’a fait Elvire avec sa belle palette de couleur. Il y avait des infos dans le scénario et je lui donnais des recommandations lorsque j’avais des idées lors de la mise en scène. Elvire est suffisamment douée et aguerrie, j’ai souvent opté pour la carte blanche, pour voir comment elle allait interpréter mes pages. Elle s’en est vraiment très bien sortie. C’était pour moi un plaisir de les redécouvrir lorsque je les recevais. J’ai eu la même sensation que Gilles (dans sa postface) à mon égard « Merci à Olivier pour son engagement au long cours, son inventivité visuelle qui réussit l’exploit de me faire redécouvrir ce que je connais déjà. » à propos d’Elvire lorsque elle m’envoyait les pages en couleur. Je les attendais avec impatience. J’apprécie beaucoup le travail en équipe.


L’uchronie (Adolf Hitler) est un bon exercice pour un dessinateur ?

J’aime bien ce genre d’univers. L’uchronie nous permet de voyager dans un monde différent tout en ayant des repères de notre propre histoire. J’avais déjà traité de la Seconde Guerre mondiale dans d’autres albums, mais jamais ce personnage là et ses sbires. D’autant plus que, lorsque je travaillais sur ses pages, la guerre en Ukraine allait commencer... C’était assez étrange, de dessiner une période dite, passée, en Europe au XXème siècle, et de voir que ça allait malheureusement reprendre au XXIème siècle.


Pensez-vous réaliser un nouveau projet avec Gilles Legardinier et Didier Convard ?

J’aimerais bien poursuivre avec eux, pourquoi pas... L’avenir nous le dira. Pour le moment, Didier doit se reposer pour nous revenir en pleine forme. Il est vrai que notre collaboration a été des plus agréable. Par exemple, Gilles m’a laissé totalement libre dans ma reinterpretation et création des lieux de son roman et autres... Didier, quant à lui aussi a toujours été disponible, à l’écoute... Effectivement des collaborations comme celle-là, j’en redemande.

C’est d’ailleurs étonnant que vous me posiez cette question car dernièrement un de vos confrères pour BDzoom, finissait sa chronique par « Pouvons-nous espérer que le duo d’auteurs s’approprie ces héros pour proposer une suite inédite à ce diptyque ? » L’idée est pour le moins séduisante.



samedi 5 novembre 2022

BFM TV pour la sortie du Diptyque "Le Premier Miracle"


Me voici en bonne compagnie sur le plateau de BFM TV Grand Lille
avec Marie Dufour et Emmanuel Calafiore pour une très agréable interview. 

mercredi 2 novembre 2022

La Ribambulle Chronique Premier Miracle T.2

 


Premier miracle (Le) #2

Par    | le 26 octobre 2022 |

Arnaud Gueury










Depuis les récentes péripéties qui l’ont amené bien loin de son bureau encombré de documents, Benjamin Horwood se sent investi du devoir de mener à leur terme les recherches de son mentor disparu. Mais les visions qui l’assaillent chaque nuit le mettent sur la voie de ce qu’a été vraiment le « premier miracle », une expérience extraordinaire dont les résultats ont été jugés trop dangereux pour que l’humanité puisse y avoir accès. Pour en savoir plus, Karen Holt et lui vont remonter la piste du professeur Wheelan et de son étrange voyage en Ecosse quelques jours avant sa mort...

« Nous avions rendez-vous, ici ou ailleurs. Nous sommes sur vos traces, et vous êtes prévisible... Soyez raisonnable. Accompagnez-moi vers l’avenir. Votre refus provoquerait votre malédiction. »

En concluant dès ce second tome les aventures de Benjamin et Karen, Didier Convard se contraint à devoir accélérer le mouvement et les événements. Comme pour toute adaptation, des choix doivent être faits pour
« trahir » et s’approprier le récit d’un autre et, si certains passages peuvent parfois être un peu abrupts (notamment le retournement final d’un protagoniste important qui aurait mérité plus de place), l’intrigue avance avec suffisamment de clarté et de fluidité pour respecter le roman et offrir un bon divertissement. Le Premier miracle n’est certes pas l’œuvre la plus représentative de Gilles Legardinier, qui s’est surtout fait apprécier par un style humoristique pétillant avec Demain j’arrête !, mais il signait son retour au thriller pur et dur, dans un registre à la Da Vinci Code en moins pesant. On y retrouve donc des éléments un peu classiques (un duo hétéroclite amené à se rapprocher, le mentor douteux, des secrets historiques et ésotériques, une organisation nazie, etc.), s’appuyant sur quelques recherches sérieuses, qu’Olivier Brazao met en scène habilement. Avec un trait clair, que les couleurs d’Elvire De Cock soulignent sobrement mais de belle manière, le réalisme de chaque planche permet de s’immerger dans cette aventure bien construite et rythmée pour que la lecture soit plaisante, décors et personnages bénéficiant d’un souci du détail évident pour accompagner l’intrigue sans la surcharger.

Une adaptation fidèle et facile d’accès.

Arnaud Gueury

Vous allez aimer aussi

© Glénat 2022

lundi 31 octobre 2022

BDzoom Chronique Premier Miracle T.2

 

26/10/2022
Par Jean-François Miniac

« Le Premier Miracle », l’Apocalypse selon Saint- Gilles...
Conséquence, parmi d’autres, de l’intense production BD de ce XXIe siècle, l’édition préfère s’appuyer sur des sujets préalablement connus, tels que l’adaptation romanesque en bande dessinée. C’est ainsi que le scénariste Didier Convard et le dessinateur Olivier Brazao adaptent en diptyque « Le Premier Miracle » :un roman éponyme, signé de l’écrivain Gilles Legardinier.



Récit contemporain d’aventures et de mystères paru en 2016 chez Flammarion, ce thriller ésotérique mêlant documentation historique et dimension imaginaire est ainsi divisé en deux albums de 62 planches, dont le dernier paraît en octobre. Visuellement, qu’en est-il ?

Talentueux dessinateur réaliste, Olivier Brazao confirme sa mue graphique,accomplie avec le premier tome, affirmant son coup de crayon. Dans l’esprit graphique d’un Tito (l’auteur de la série « Tendre Banlieue »), le trait fin et minutieux de Brazao s’attache à transcrire une véracité objective, tout en ne sacrifiant pas totalement au clair-obscur. Son trait est juste, élégant, mesuré, sans emphase. Son dessin s’épanouit notamment dans de superbes décors, également magnifié par la couleur nuancée d’Elvire de Cock : alternance de bleus froids, de bruns chauds et de gris neutres.

Quid du récit ? D’emblée, l’esprit « Blake et
Mortimer
 » préside ce diptyque. Disons quelques mots du premier tome...Aujourd’hui, en France,
l’agente secrète britannique Karen Holt enlève un historien des sciences (le trentenaire Benjamin), afin de reprendre

les travaux de recherches du mentor de ce dernier : le défunt professeur Wheelan. Ce dernier enquête sur le « Premier Miracle » : un inquiétant événement
survenu durant l’Antiquité. Mais le duo est contré par une organisation secrète subtilisant de précieux indices et commandée par le mégalomaniaque descendant d’une figure du mal. Cependant, Fanny, thésarde avec Benjamin, aide bientôt à analyser les diverses reliques collectées par les services britanniques...

Quant au second tome, il clôt ces investigations. Benjamin, tombé dans le mysticisme, est hanté par une bible des alchimistes et, de surcroît, comprend que certains des objets archéologiques sur lesquels il enquête sont radioactifs, l’arme atomique paraissant associée au



Premier Miracle. Le duo tente alors de trouver des réponses,tandis qu’une épée de Damoclès coiffe le

monde : rien de moins que l’Apocalypse...

Ce second tome séduira les inconditionnels lecteurs de Legardinier... et les
autres : notamment les amateurs

du rocambolesque jacobsien.

Pouvons-nous espérer que le duo d’auteurs s’approprie ces héros pour proposer une suite inédite à ce diptyque ?

Jean-François MINIAC

« Le Premier Miracle » T2 par Olivier Brazao et Didier Convard

Éditions Glénat (15,50 ) — EAN : 978-2-3440-4775-0 Parution 26 octobre 2022








samedi 29 octobre 2022

La Geek Room Chronique Le Premier Miracle T.2

Avis BD Glénat : Le Premier Miracle – Tomes 1 et 2 (récit terminé)