jeudi 7 juillet 2011

Revue de presse

Béatrice Tillier et Olivier Brazao, une love story qui fait des bulles

dimanche 03.07.2011, 05:19PAR ANTHONY BERTELOOT
 Le couple de dessinateurs était déjà à Montreuil hier.Le couple de dessinateurs était déjà à Montreuil hier.

| LE PORTRAIT DU DIMANCHE |

Entre coups de coeur et coups de crayon, Béatrice Tillier et Olivier Brazao ont uni leur destin par le biais de la bande dessinée. Ce couple d'artistes basés à Étaples et au Touquet participe au Festival de la BD organisé depuis hier et jusqu'à aujourd'hui dans la citadelle de Montreuil. Rencontre.
Ils sont tous les deux nés à Lyon, ont baigné, enfants, dans la bande dessinée, ont hésité durant leurs études l'un avec le droit, l'autre avec la médecine... Mais tous deux ont finalement choisi une école d'arts graphiques à Lyon où ils ont eu le bonheur de se rencontrer. Avant cela, Béatrice aura vécu une partie de son enfance en bord de Canche. « Mes grands-parents étaient d'Étaples et mon père Touquettois.
 » Par un nouveau hasard, la rencontre de Thomas Mosdi, alias Marc Deladerrière, l'élu montreuillois, instigateur du festival de la citadelle. C'était toujours à Lyon : « On avait passé dix ans à la ville, on en avait marre. On cherchait une mise au vert. Et on a appris que ce scénariste voulait remonter dans le Pas-de-Calais », raconte Olivier Brazao, 40 ans, également heureux de se retrouver à 2 h 30 de Paris et de Bruxelles. Et puis, le Montreuillois inspire. Toujours un appareil photo au poing lors des voyages ou balades nature à domicile, le duo observe son environnement. Notamment Béatrice, 38 ans, qui a, par exemple, intégré la chapelle d'Estrée dans l'une de ses récentes oeuvres. « Cela fait partie de notre inspiration, L'architecture dans nos voyages ou dans le coin nous donnent des indications », avoue le couple qui participe régulièrement à des salons ou festivals en France ou dans les pays voisins. Là où ils drainent souvent des fans, qu'il faut parfois canaliser : « Ils peuvent être capables d'organiser leurs vacances autour d'un festival ou de la présence d'auteurs qu'ils apprécient. » On ne dira donc pas où se trouvent les ateliers étaplois et touquettois de ces deux pointures qui s'entendent à merveille, capables de travailler ensemble en musique, ou dans leur coin avec d'autres collaborateurs. Tout en gardant un regard lucide sur les spécificités de chacun : « Elle est talentueuse, méticuleuse et obstinée », dit Olivier de son épouse. « Graphique, humoristique et plus sociable », retourne-t-elle dans un sourire. Lui apprécie Franquin, Uderzo, Maurice Tillieux. Elle est davantage Moebius, François Bourgeon... Mais le crayon en main, la magie opère toujours. Dans la vie comme dans les planches à dessins.